Partie 3








Sommaire:



Introduction
Oncle Sam personnage emblématique des états unis. 
Il a servi a la propagande pendant la première guerre mondiale



Partie 3 - "Manipulation idéologique et enjeux économiques"

1 - Le vaste marché des armes ( industrie etc...)

Comme on l'a vu précédemment, le positionnement face aux armes n'est pas un hasard, mais même ceux qui croient défendre des idéaux patriotes sont en réalité manipulés par ceux-là mêmes qui leur ont inculqués ces idéaux à force de publicité et de propagande, le meilleur exemple reste la NRA et les groupements pro-armes.
On sait que le marché des armes aux états-unis est colossal et principalement destiné aux civils, à une catégorie en particulier : celle dite de " l'homme blanc en colère ".

Ce stéréotype se fonde sur des évenements relativement récents au regard de l'histoire, en effet, lors de l'abolition des lois ségrégationnistes dans les années 60, tout le monde n'était pas d'accord et les plus réactionnaires refusaient de se plier aux nouvelles lois.
Malgré une égalité relative de nos jours, certains groupes particulièrement conservateurs n'en sont pas pour autant d'accord avec le gouvernement, s'estimant rejetés, ayant perdu leur position supérieure qu'ils jugent normale.
Ces groupes généralement composés de blancs protestants et républicains constituent de bons clients pour les entreprises d'armement car ils estiment pouvoir se défendre face à de dangereux criminels par eux-même du fait de l'insécurité grandissante dans le pays, insécurité résultant selon eux des lois déclarant l'égalité entre blancs et noirs.
C'est ce stéréotype de l'Américain patriote, mais bafoué par son gouvernement que cultivent les pro-armes, n'oublions pas que le peuple doit pouvoir renverser un gouvernement qu'il trouve injuste, alors quelles meilleurs circonstances pour vendre des armes ?
Et c'est là que réside la manipulation, comment les entreprises d'armement vendraient elles autant d' armes aux civils si ceux-ci se sentaient en sécurité. Néanmoins, ces entreprises doivent faire face à un problème de taille : leurs clients de prédilection disparaissent peu à peu.
En effet, le stéréotype de "l'homme blanc en colère" tend à vieillir, en effet, beaucoup de ces fanatiques d'armes sont nés dans les années 50-60 et outre leur famille, peu de générations plus jeunes leur succèdent. Avec l'évolution des mentalités, les enfants de ces "hommes blancs en colère" se détournent souvent eux aussi des armes.
C'est une très mauvaise nouvelle pour l'industrie de l'armement, celle-ci à donc développé une parade : si son public conservateur disparaît, elle doit elle aussi se conformer aux nouvelles idées afin de toucher un nouveau public, plus jeune de préférence.
Deux groupes sont alors particulièrement visés : les femmes et les enfants/adolescents.
Tout d'abord, parlons du public des femmes, qui est un groupe prisé par les vendeurs d'armes depuis un certain temps déjà. En effet, les arguments de vente employés ne datent pas d'hier : elles sont "faibles" et doivent "se défendre en cas d'agression". Notons que les milieux conservateurs dont la, plupart des clientes font partie renforcent cette idée que la femme ne peut pas se défendre autrement qu'avec une arme à feu qui la rend par conséquent l'égale de l'homme.
On assiste alors à des adaptations d'activités liées aux armes à la base pratiquées en grande partie par les hommes pour les femmes : camps d'entraînement ou stands de tir réservés aux femmes, nombreuses sont les possibilités réservées à la gentes féminine.
Enfin le principe est de pouvoir se défendre en utilisant la force s'il le faut tout en restant féminine et élégante grâce à la finesse du design et au camouflage rose bonbon de l'arme utilisée.



Ensuite vient le public enfantin, récemment approché, plus précisément depuis l'explosion d'internet et des jeux vidéos de tir en ligne comme "Call of Duty" ou "Grand Theft Auto".

Extrait de "Les jeux vidéo, joujoux idéologiques" Articles du journal Le Monde par Catherine Vincent 20.12.2013

Le débat concernant le fait que ces jeux peuvent être un exutoire ou au contraire mener à une désinhibition face à la violence n'est pas notre sujet, mais on sait néanmoins que la pratique du jeu vidéo tout comme celle du septième art tend à prendre une place importante dans la culture populaire, surtout chez le jeune public plus facilement manipulable.
C'est pourquoi les marchands d'armes peu scrupuleux ont sautés sur l'occasion en destinant une large gamme de produits réservées aux jeunes dont l'argument de vente principale est le rapport aux jeux vidéos. On voit alors de véritables armes opérationnelles au design futuriste ou inspirées de celles utilisés par un héros de jeu, l'enfant n'ayant pas encore vraiment de conscience du danger est ravi de tester son nouveau jouet, on connaît les risques que cela représente.



Pour conclure nous avons vu ce qu'un contact à hautes doses aux armes et aux jeux vidéos des le plus jeune âge ont pu causer, notamment sur un certain Adam Lanza. Mais on peut croire que le pire est encore à venir : Lanza était un cas rare, mais la popularisation des jeux vidéos liés à une vente d'armes aux mineurs croissante représente un danger à long terme, comment se comporterons ces enfants lorsqu'ils auront 20 ans ?



2 - La lutte par les médias ( Films, art, littérature)







Comme on l'a vu précédemment, une solide propagande s'organise pour défendre son point de vue sur les armes à feu, particulièrement du côté des défenseurs de du port d'arme. Mais la lutte pour ses idéaux ne se fait pas que sur les ondes et les affiches. Outre les videos présentent sur YouTube des deux camps, les partisans d'une règlementation sur l'accès aux armes se distinguent par de longs métrages ou des documentaires tels que "Bowling for Columbine". On assiste aussi à des références à ces évenements dans des séries télévisés.





Vue d'autres pays, surtout depuis l'Europe, la question peut paraître tranchée d'avance : les armes doivent être interdites du fait d'une analyse holiste qui est omniprésente en Europe car dans nos sociétés les armes à feu sont très rigoureusement contrôlé ou interdite mais tous dépend de la catégorie de l'arme donc d'un point de vue européen les américains sont déviant sur le sujet des armes à feu car les normes et le règles ne sont pas les mêmes que dans notre société. 


Mais l'histoire et la culture particulière des Etats-Unis n'est pas celle de l'Europe et la question des armes à feu doit donc être étudiée de manière objective. C'est ce que propose Didier Combeau dans son livre intitulé : "Des Américains et des armes à feu" qui présente une approche qui n'est axée ni sur les pro-armes, ni sur les anti-armes.


Ce livre traite des questions que nous nous sommes aussi pausé lors de notre TPE comme combien de mort par arme à feu et la cause pour aller ensuite s'intéréssé au débat d'un peu plus prés et de montré comment le second amendement est interprété et en oubliant pas de parler des réglementations déjà existante et de la difficulté à en imposé de nouvelle et tous ceci d'un point de vue extérieur et d'une neutralité respectable. 


Son livre se découpe en trois parties, la première parlant des origines des droits des armes et de la réglementations qui est difficile où il explique très clairement l'histoire de la relation entre les américains et leurs armes. Car selon  lui c’est aux origines de la nation américaine que naît l’association entre droit aux armes à feu et identité américaine.  Puis ils continue par une mise au point des divergentes interprétations du second amendement et prouve que toutes ces interprétations ne sont pas contradictoire ce qui explique que les commentateurs puissent rebondir sans fin de l’une à l’autre (d'interprétations). Ils explique donc après que le second amendement avais un réel sens aux 18éme siécle mais aujourd'hui il s’agit aujourd’hui d’un anachronisme, à une époque où les forces policières et militaires sont solidement constituées, ou d’un principe inaliénable, tout en notant qu’il semble très improbable, pour des raisons constitutionnelles et politiques, de modifier la Constitution sur ce point. Et pour finir il parle des lois qui sont extrêmement difficiles a faire passé et a appliqué, par exemple  La première loi dite Sullivan (1911, New York) se trouve trés vite sapée par le trafic d’armes en provenance d’autres États et il a fallut des événements  comme  la violence des années 1960 (assassinats des Kennedy ou de Martin Luther King, émeutes urbaines) suscitent le vote d’une nouvelle loi en 1968 qui restreint considérablement le commerce des armes à feu par correspondance.
Il faudra donc attendre les années 70 pour que le débats revienne faire rage dans la société des USA.

Dans sa deuxième partie il parle d'un sujet qui illustre aussi notre deuxième parti qui n'est autre que le débat actuelle qui tourne autour des armes à feu.
 Didier Combeau met en évidence la bataille de chiffres qui voit les deux camps utiliser la profusion de données statistiques afin de démontrer tour à tour l’utilité ou la dangerosité des armes à feu puis s’intéresse à la polémique qui tourne autour de ce débat tous en évitant de prendre partis. Cette confrontation révèle l’opposition de deux discours contradictoires : un discours de la responsabilité individuelle qui fait des armes les outils et les symboles de la liberté et de l’égalité des citoyens et un discours fondé sur une approche collective de la santé publique et étayé sur les études statistiques. Ces deux visions irréconciliables débouchent sur une situation de blocage d’où il résulte que le débat sur les armes à feu  qui ne saurait être tranché au niveau national. 

Et dans sa dernière partie il approfondit l’articulation entre culture des armes et démocratie. Le début de cette derniére partie nous permet de comprendre à nous occidentaux à quel point le droit aux armes est, pour de nombreux Américains, constitutif de la démocratie parce qu’il est le garant de citoyens engagés et responsables et dans quelle mesure le fonctionnement même du système politique américain donne des armes aux défenseurs du droit aux armes.La comparaison des séries américaines et françaises, dans le but d’illustrer la méfiance spécifiquement américaine vis-à-vis des institutions de police et de justice, est ainsi limitée du côté américain à un seul exemple, Walker Texas Ranger (où l’inscription institutionnelle du héros est effectivement faible), opposé aux cas de Maigret, Bourrel, Moulin, Cordier et Navarro du côté français. C’est négliger l’apport des romanciers, scénaristes et producteurs américains de l’école dite de la procédure policière, inventeurs du concept de héros collectif (étendu à l’ensemble d’un commissariat ou d’une équipe policière voire judiciaire), de Hill Street Blues, de NYPD Blue, de Law and Order.









Pour citer une propagande particulièrement extrême, il faut aller la chercher dans un groupe extremiste, à savoir le JPFO qui compare le régulation de l'accès aux armes au nazisme.
On voit sur cette image
 le slogan : "gun control made the holocaust possible no more nazi gun control laws" qui peut se traduire par " le controle des armes a rend possible l'holocauste. pas plus de loi nazi pour le controles des armes". Celà fait référence aux lois de 1919 à 1928 mises en oeuvre par le gouvernement Allemand visant à désarmer la population.

D'après le JPFO, c'est ce qui à facilité le génocide qui à suivi et ce qui pourrait rendre possible d'autres massacres dans le futur si les Etats-Unis décidaient de désarmer leur peuple qui serait alors à la merci du gouvernement.
Comme, souvenons-nous en, le peuple Américain doit être en mesure de renverser un gouvernement qu'il juge totalitaire, désarmer ce peuple permetterai, d'implanter une dictature incontestable au sein du pays. La règlementation sur les armes est donc pour le JPFO un prélude à la dictature, les nazis ayant été un régime totalitaire, la règlementation, par extention, relève donc du nazisme.

 


"Élèphant"  est surement un des meilleurs film parlant de ce sujet:

Le film Élèphant montre une journée classique dans un lycée américain typique ou les élèves mène leur vie, Il y en a un qui arrivent en retard comme d'habitude, un autre finit son entrainement et va rejoindre sa copine, d'autres copines discutent de choses normales pour des lycéens américains de cette age un autre prend des photos et les développe lui même(c'est sa passion) et dans cette journée tranquille c'est la que deux élèves qui furent maltraité et surement souffre douleurs d'un certain nombres de gens décident de se vengé  et ces dans cette tuerie qui fut celle de Columbine que le film se termine.

L'auteur traite le sujet d'une façon toute personnelle, autant dans la narration et la présentation des personnages que dans le traitement de l'image et de la bande son. Il cherche à donner à ce drame une portée plus universelle, mettant le spectateur aux prises avec un point de vue subjectif et émotionnel plutôt que devant une narration structurée : le scénario sans référence explicite avec Columbine amène sur le terrain du paradigme, ce qui le différencie de la version de Michael Moore. Le film se déroule dans une narration non linéaire, s'attachant à montrer les personnages, plutôt qu'à démontrer, jusqu'à la catharsis finale, notamment grâce à l'utilisation de la technique du plan-séquence. Gus Van Sant s'attache à travers ce film, non à montrer la violence, mais à en rechercher les racines secrètes : comment peut-on en arriver à des actes aussi macabres ? Mais l'auteur se garde bien de démontrer, il énonce calmement : l'absence des parents, l'homosexualité refoulée, l'adolescence, la facilité environnante, la vente libre des armes, des petits faits qui invitent le spectateur à s'interroger


Au final, peu de réalisations ont étés produites sur ce sujet pourtant d'une importance capitale, mais les œuvres portant sur ce sujet sont conséquentes et pleines de sens, même la propagande, dans la mesure où on la consulte avec du recul, est utile car elle montre comment et pourquoi tel ou tel groupe soutient tels ou tels idéaux et comment il entend les transmettre.


Conclusion



Quelle solution se présente pour les Etats-Unis ? Pour conclure, nous pouvons mettre face à face les deux grand points de vue face aux armes : d'après les pro-armes, il faut être armé et instaurer une sorte d'équilibre de la terreur pour que le confilt ne s'enclenche pas. Pour les anti-armes, les armes sont la source du problème et les interdire, ou au moins réguler leur accès permetterai d'éviter de nouvelles tragédies.
Mais la question ne réside t-elle pas dans l'organisation d'une société dans laquelle les règles sont floues et interprétées différement selon l'individu.
 Certes depuis l'Europe on serait tenté d'interdire les armes à un peuple violent, mais au sein même de ce peuple, ne pas posséder d'arme est pour beaucoups synonyme d'une potentielle expositon à la violence. Alors faut-il interdire toute arme y compris les couteaux de cuisine ? Ou au contraire vendre des lance-roquettes aux enfants?
N'en déplaise aux ardents défenseurs de l'Amérique des cow-boys, ou aux opposant à la possession de toute armes.La réponse semblant la plus juste est d'effectuer une régulation au niveau de l'achat des armes, notamment en effectuant un contrôle psychiatrique des acheteurs d'armes et/ou d'en interdire l'accès, du moins à certaines, pour les repris de justice. Il faut également rigidifier les lois concernant la vente en libre service des armes de guerre et prohiber l'accès à certaines d'entre elles.



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